Bon ben voila comme je l'ai annoncé dans un précédent article, je n'ai toujours pas de remplacante! donc j'attends et en attendant je travaille toujours au cabinet. Cela deviens dur parce que dans
ma tête je suis déjà en vacance, mais en même temps cela me rassure parce que financièrement on a toujours quelque chose comme ça, et puis je ne me sentais pas vraiment prête à arrêter encore. Oui
je sais c'est ambiguë. Maintenant l'idée d'arrêter de travailler deviens concrète petit à petit.
Une de mes collègues a voulu que je l'annonce aux patients , au cas ou ils trouvent une remplaçante. C'est donc ce que j'ai fait.
Il faut savoir que nous avons des patients réguliers, chez qui nous allons une a deux fois par jours tous les jours. Des patients âgés de 85 à 101 ans!. Ces patients sont des gens de la terre
qui sont nés dans les Landes et y mourront vraisemblablement, des personnes qui ont toute leur tête. Je vous fait donc un petit medley de leurs réactions:
Moi: -" je doit vous annoncer que je vais prochainement quitter le cabinet"
Eux: - " ah bon!( long silence durant lequel ils se demandent certainement si il font leur
curieux ou pas!)............................ vous avez trouvé mieux ailleurs?"
Moi: -" Oui en quelques sorte!"
Eux:- "???????"
Moi: - "je vais arrêter de travailler"
Eux:- "ah bon! ah bon!???????????????"
Moi : -" je vais partir faire un tour du monde en bateau avec ma famille" ( obligée de
leur dire, le silence rempli d'interrogations devenait pesant, et pas de mensonge!)
Eux: -" Avec les enfants??" ( alors celle la je l'adore! non on avait prévu de les abandonner sur
une aire d'autoroute un peu avant!............non tout compte fait je leur dis pas ça, la blague ne serais pas bien prise!)
Moi: -" oui bien sur!"
Eux: -" eh bien............ c'est un très beau projet. Vous avez raison de vivre vos rêves tant que
vous êtes jeunes! " ( alors là Delphine , elle est sur le cul! elle s'attendait à tout sauf à ça!)
Moi:-" euh.............oui!"
Et il y a même un couple qui a commencé à me raconter leur voyage au Canaris quand ils étaient jeunes, leurs yeux brillaient, ils n'étaient plus douloureux
mais heureux un instant. Un autre leur sortie en bateau, idem.
Le lendemain, evidemment les questions pratiques ont fusé mais sans jugement.
Honnêtement je ne m'attendais pas à de telles réactions, mais la surprise fut agréable.
Delphine